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Transformer Ciao à l'école – Entretien avec le professeur Agostino Megale (IIS Galilei-Luxembourg)
27 Août 2025

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Cette interview fait partie de la rubrique consacrée au « Projet Écoles : Innover avec Ambra Italia », qui raconte les expériences concrètes des Instituts Techniques Italiens impliqués dans la transformation du Ciao Piaggio à vélo électrique. Une initiative créée pour combiner l'éducation, la durabilité et l'artisanat de pointe, en apportant la mobilité électrique directement dans la salle de classe et le laboratoire.

 

Le projet Ambra Italia entre technique, passion et inclusion

À l'intérieur de l'IIS Galilei Luxembourg à Milan, l'un des instituts techniques qui a rejoint avec enthousiasme le projet Ambra Italia pour les écoles, nous avons recueilli le témoignage du professeur Agostino Megale. Professeur de mécanique et de mécatronique et responsable des cours PCTO, le professeur Megale a guidé ses étudiants dans une expérience de formation unique : transformer un Piaggio Ciao historique en un vélo électrique moderne. Dans cette interview, il nous raconte comment cela s'est passé, entre engagement, passion et participation active des étudiants.

 

Professeur, pouvez-vous nous dire brièvement qui vous êtes et quel est votre rôle au sein de l'institut ?
Sûr. Je m'appelle Agostino Megale et j'enseigne au laboratoire de mécanique et de mécatronique à l'IIS Galilei Luxembourg à Milan. Depuis cinq ans, je suis également impliqué dans le projet d'alternance école-travail (PCTO), une expérience que je considère fondamentale car elle permet aux étudiants de se confronter au monde réel des entreprises et des technologies. Mon objectif est clair : transformer la théorie en pratique, en offrant aux étudiants des occasions concrètes de découvrir à quel point ce qu'ils apprennent en classe peut vraiment devenir une compétence qui peut être utilisée dans le travail et dans la vie.

Comment avez-vous connu le projet Ambra Italia ? Qu'est-ce qui vous a poussé à nous rejoindre ?
Le projet nous a été présenté par la directrice lors d'une réunion du département mécanique. Avec mon collègue Giuseppe De Luca, nous avons tout de suite saisi la valeur de cette initiative. L'idée de prendre un véhicule historique comme le Piaggio Ciao et de le transformer en véhicule électrique n'est pas seulement fascinante : c'est un pont entre tradition et innovation. Il nous a convaincus car il représente une occasion unique d'intégrer l'enseignement, la durabilité et la passion pour la technologie. De cette façon, les étudiants ne se limitent pas à étudier la transition écologique, mais en font l'expérience de leurs propres mains, en faisant l'expérience directe de la transformation de la mobilité vers un avenir plus durable.

L'expérience en classe

Comment les étudiants ont-ils réagi lors de la présentation du projet ?
Avec beaucoup d'enthousiasme ! Il n'arrive pas souvent de pouvoir « mettre la main » sur quelque chose d'aussi concret et en même temps lié à l'histoire de notre pays. Surtout pour nous qui sommes dans un quartier difficile comme San Siro, ce projet a eu une valeur ajoutée : de nombreux jeunes ont également impliqué leurs familles, en racontant le projet à la maison, et cela a créé un bon sentiment de communauté.

Comment avez-vous organisé le travail en classe ? Quelles ont été les principales phases de la transformation de Ciao ?
Nous avons commencé par une phase d'étude : analyse technique du véhicule, compréhension du fonctionnement d'origine et conception de la transformation électrique. Puis nous sommes passés au démontage, à l'intégration du kit électrique et enfin aux essais routiers. Tout cela a été accompagné d'une documentation technique précise et opportune.

Quelles compétences techniques et pratiques avez-vous observées chez les enfants ?
En plus des compétences mécaniques et électroniques, j'ai remarqué une amélioration dans la capacité à travailler en équipe, à résoudre des problèmes pratiques et à respecter les temps et les rôles. La capacité de documenter le travail de manière professionnelle s'est également beaucoup développée : un aspect souvent sous-estimé, mais fondamental dans le monde du travail.

Aspects éducatifs et humains

Y a-t-il eu un moment particulier, au cours du projet, qui vous a frappé ou excité ?
Oui, lorsque vous allumez pour la première fois votre Ciao électrique. C'était vraiment excitant de voir les yeux des élèves briller avec le résultat obtenu de leurs propres mains. C'est l'un de ces moments qui nous le rappellent parce que nous enseignons.

Avez-vous remarqué des changements chez les élèves en termes d'implication, de motivation ou de sens des responsabilités ?
Absolument oui. Certains étudiants qui ont rencontré des difficultés en classe se sont avérés fondamentaux en laboratoire, faisant preuve de compétences pratiques surprenantes. Cela a également amélioré l'estime de soi de nombreuses personnes et renforcé le groupe de classe.

Selon vous, quelle influence le fait de travailler sur un objet « historique » comme le Ciao peut-il influencer pour stimuler l'intérêt des jeunes ?
Beaucoup. Le Ciao a une valeur symbolique, il rappelle des souvenirs de famille, des histoires de parents. Ce lien émotionnel et culturel rend le projet encore plus engageant pour les enfants.

Bilan et réflexions

Dans l'ensemble, êtes-vous satisfait du résultat final ? Y a-t-il quelque chose que vous feriez différemment ?
Je suis très satisfait. Si c'était à refaire, je passerais plus de temps dans la phase de planification initiale, pour éviter certaines difficultés rencontrées lors du montage. Mais chaque erreur était aussi une occasion d'apprendre.

Pensez-vous que ce type d'expérience peut également être reproduit dans d'autres contextes scolaires ou de formation ?
Sans doute. C'est un projet qui peut s'adapter à diverses adresses techniques et professionnelles, même avec différents niveaux de complexité. De plus, il offre une merveilleuse opportunité de collaboration entre l'école, le territoire et les entreprises.

Quel message souhaitez-vous laisser à vos collègues et aux directeurs d'école qui envisagent la possibilité de participer au projet Ambra Italia ?
N'ayez aucun doute : c'est une expérience qui enrichit non seulement les étudiants, mais aussi nous, les enseignants. Le projet Ambra Italia est un exemple concret d'une école qui forme, inspire et relie le passé, le présent et le futur.

Enfin, je tiens à remercier M. Tiberio Casali, propriétaire d'Ambra Italia, et la directrice Annamaria Borando pour leur soutien et leur patience tout au long de ce voyage.